La grève des transporteurs a eu des impacts sur la majorité des populations en particulier sur les patients mais également sur le personnel médical. C’est ce qu’a déclaré Dr Mbaye Sène, Président du Comes, joint par PressAfrik.
« On a constaté que depuis ces trois jours (Mercredi, jeudi, vendredi), beaucoup de rendez-vous n’ont pas été respectés, faute de transport. Mais également, il y a une partie du personnel médical communément le Comes qui, faute de moyens financiers, sans l’accompagnement de l’Etat comme il le fallait, n'a pas pu aller au travail car ne disposant pas de véhicules. Beaucoup de Docteurs en spécialisation, qui sont responsables d’une large partie du travail de l’hôpital, n’ont pas pu se présenter à leur lieu de travail », a déclaré Dr Sène.
Prenant son exemple, il a soutenu : « Moi personnellement, ces deux derniers jours, je n'ai pas pu aller à l’hôpital à cause de la grève des transporteurs ».
« Même s’il y a une minorité qui est véhiculée et qui essaie de prendre d’autres camardes dans les quartiers pour aller travailler ensemble, beaucoup de Docteurs en spécialisation (90%) prennent les transports en commun notamment les bus « Dakar Dem Dikk ». Ces bus essaient d’assurer au minima leur rôle mais n’arrivent pas à jouer pleinement la pente qui est là ».
« Imaginez un malade qui est dans son quartier et qui n’arrive pas à trouver un taxi qui peut l’amener à l’hôpital alors qu’elle souffre d’une maladie urgente, ce patient-là risque sa vie », a-t-il regretté.
Idem pour les malades qui avaient des rendez-vous difficiles à trouver. « Ces patients vont rater leur rendez-vous parce que le déplacement interurbain est difficile mais également le déplacement entre les régions est plus difficile », a-t-il déploré. Avant d’informer qu’il y a beaucoup de malades « qui quittent les régions pour venir à Dakar malgré la décentralisation de beaucoup de spécialités ».
Abondant dans le même sens, Docteur Ndèye Marème, un dermatologue officiant à l’hôpital Youssou Mbargane Diop de Rufisque, a constaté une forte baisse du nombre de malades ces deux derniers jours.
«J’avais l’habitude de recevoir 30 patients par jour, mais c’est deux derniers jours, j’en ai vu que 10. Ce qui m’a poussé à appeler les patients pour savoir les raisons de leur absence. Et c’est ainsi que j’ai su qu’il y avait une grève des transporteurs », a-t-elle avancé.
Mais le plus grave dans cette situation, selon elle « c’est le renouvellement des médicaments pour certains patients. On peut prescrire des médicaments à des patients pour un temps bien déterminé. Et avec cette grève, ces patients ne peuvent pas savoir s’ils vont renouveler les médicaments ou pas ».
Pour la dermatologue, c’est encore plus grave pour les cas critiques. Car, a-t-elle fulminé, « cela peut causer un retard dans la prise en charge. Des fois, je fixe un rendez-vous à un patient et je lui demande de revenir dans 10 jours au risque que son cas ne s’aggrave. Et si cette grève continue, le malade peut avoir des complications ».
Il est à souligner que les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation ont, depuis plus de deux (2), déposé sur la table des autorités étatiques une liste de revendications pour exiger de meilleures conditions de travail. Face à l’inertie des autorités, ils avaient alerté l’opinion plusieurs fois à travers des points de presse.
Cette grève des transporteurs montre encore une fois que le Comes a besoin de meilleures conditions de travail, a laissé entendre leur président.
« Depuis plus deux (2) ans, nous avons revendiqué de meilleures conditions de travail. Et dans ces revendications, la question d’avoir une locomotive pour regagner l’hôpital, serait un luxe pour nous. Parce que nous demandons le minimum pour le moment (d’être remboursé en termes de frais de transport en commun, en termes de prise en charge, la motivation hospitalière), des choses basiques qui sont demandées et qui ne sont pas satisfaites. Je crois qu’un prêt bancaire pour un Docteur en spécialisation lui permettant d’avoir une locomotive pour se rendre au travail est encore un luxe pour nous face aux autorités que nous avons en face », a-t-il conclu.
« On a constaté que depuis ces trois jours (Mercredi, jeudi, vendredi), beaucoup de rendez-vous n’ont pas été respectés, faute de transport. Mais également, il y a une partie du personnel médical communément le Comes qui, faute de moyens financiers, sans l’accompagnement de l’Etat comme il le fallait, n'a pas pu aller au travail car ne disposant pas de véhicules. Beaucoup de Docteurs en spécialisation, qui sont responsables d’une large partie du travail de l’hôpital, n’ont pas pu se présenter à leur lieu de travail », a déclaré Dr Sène.
Prenant son exemple, il a soutenu : « Moi personnellement, ces deux derniers jours, je n'ai pas pu aller à l’hôpital à cause de la grève des transporteurs ».
90% des docteurs en spécialisation ne sont pas véhiculésA l’en croire, 90% des docteurs en spécialisation ne sont pas véhiculés, ils prennent des bus ou des véhicules de transport en commun pour se rendre à l’hôpital.
« Même s’il y a une minorité qui est véhiculée et qui essaie de prendre d’autres camardes dans les quartiers pour aller travailler ensemble, beaucoup de Docteurs en spécialisation (90%) prennent les transports en commun notamment les bus « Dakar Dem Dikk ». Ces bus essaient d’assurer au minima leur rôle mais n’arrivent pas à jouer pleinement la pente qui est là ».
Les urgences touchées, des rendez-vous manquésNotre interlocuteur dit avoir constaté une absence énorme des malades autour des rendez-vous ces 72 heures. Et selon lui, cela peut causer des risques sur la vie de ses malades en question.
« Imaginez un malade qui est dans son quartier et qui n’arrive pas à trouver un taxi qui peut l’amener à l’hôpital alors qu’elle souffre d’une maladie urgente, ce patient-là risque sa vie », a-t-il regretté.
Idem pour les malades qui avaient des rendez-vous difficiles à trouver. « Ces patients vont rater leur rendez-vous parce que le déplacement interurbain est difficile mais également le déplacement entre les régions est plus difficile », a-t-il déploré. Avant d’informer qu’il y a beaucoup de malades « qui quittent les régions pour venir à Dakar malgré la décentralisation de beaucoup de spécialités ».
Abondant dans le même sens, Docteur Ndèye Marème, un dermatologue officiant à l’hôpital Youssou Mbargane Diop de Rufisque, a constaté une forte baisse du nombre de malades ces deux derniers jours.
«J’avais l’habitude de recevoir 30 patients par jour, mais c’est deux derniers jours, j’en ai vu que 10. Ce qui m’a poussé à appeler les patients pour savoir les raisons de leur absence. Et c’est ainsi que j’ai su qu’il y avait une grève des transporteurs », a-t-elle avancé.
Mais le plus grave dans cette situation, selon elle « c’est le renouvellement des médicaments pour certains patients. On peut prescrire des médicaments à des patients pour un temps bien déterminé. Et avec cette grève, ces patients ne peuvent pas savoir s’ils vont renouveler les médicaments ou pas ».
Pour la dermatologue, c’est encore plus grave pour les cas critiques. Car, a-t-elle fulminé, « cela peut causer un retard dans la prise en charge. Des fois, je fixe un rendez-vous à un patient et je lui demande de revenir dans 10 jours au risque que son cas ne s’aggrave. Et si cette grève continue, le malade peut avoir des complications ».
"Avoir une locomotive pour se rendre au travail serait encore un luxe pour nous, Dr en spécialisation"
Il est à souligner que les médecins, pharmaciens et chirurgiens-dentistes en spécialisation ont, depuis plus de deux (2), déposé sur la table des autorités étatiques une liste de revendications pour exiger de meilleures conditions de travail. Face à l’inertie des autorités, ils avaient alerté l’opinion plusieurs fois à travers des points de presse.
Cette grève des transporteurs montre encore une fois que le Comes a besoin de meilleures conditions de travail, a laissé entendre leur président.
« Depuis plus deux (2) ans, nous avons revendiqué de meilleures conditions de travail. Et dans ces revendications, la question d’avoir une locomotive pour regagner l’hôpital, serait un luxe pour nous. Parce que nous demandons le minimum pour le moment (d’être remboursé en termes de frais de transport en commun, en termes de prise en charge, la motivation hospitalière), des choses basiques qui sont demandées et qui ne sont pas satisfaites. Je crois qu’un prêt bancaire pour un Docteur en spécialisation lui permettant d’avoir une locomotive pour se rendre au travail est encore un luxe pour nous face aux autorités que nous avons en face », a-t-il conclu.